À la recherche des navires disparus de l’expédition Franklin

La Vigie - Automne 2013 / Le 4 novembre 2013

Par Darlene Blakeley

Ce fut un déploiement unique pour trois membres des Forces armées canadiennes qui se sont joints aux archéologues subaquatiques de Parcs Canada dans l’Arctique canadien cet été en vue de retrouver les navires HMS Erebus et HMS Terror disparus lors de l’expédition de Sir John Franklin qui a mal tourné.

À partir du 10 août et pendant six semaines, Jamie Keeping, maître de 2e classe (M 2) et homme de quart à la passerelle; Yves Bernard, M 2 et plongeur, et le caporal Patrick Euler, cuisinier, se sont joints à l’équipage du Martin Bergmann, navire de l’Arctic Research Foundation, afin de prendre part aux recherches. 

Malheureusement, les deux navires disparus n’ont pas encore été retrouvés, mais ce fut néanmoins une expérience enrichissante pour ceux qui continuent d’espérer qu’un jour on les retrouvera.

« C’était un grand honneur et une expérience tout à fait remarquable de prendre part aux recherches dans l’Arctique en vue de retrouver l’expédition perdue de Franklin, affirme le M 2 Bertrand de l’Unité de plongée de la Flotte (Atlantique).

Les deux navires, qui ont disparu au milieu des années 1800, sont désignés un lieu historique national du Canada – le seul lieu historique national qu’on n’a pas encore « trouvé ». Plusieurs tentatives pour localiser les navires se sont avérées infructueuses à ce jour, mais un secteur de plus en plus grand du fond marin a été systématiquement exclu, ce qui permet de mieux concentrer les recherches.

Pour cette cinquième année, le Service d'archéologie subaquatique de Parcs Canada a collaboré avec l’Arctic Research Foundation, le gouvernement du Nunavut, la Garde côtière canadienne, le Service hydrographique du Canada, le Service canadien des glaces et l’Agence spatiale canadienne. Pour la première fois, Parcs Canada a également reçu l’appui de la Marine royale canadienne (MRC) et de Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC).

Le personnel de la MRC et de RDDC a fourni une assistance technique relativement à certaines technologies de télédétection récemment acquises par Parcs Canada. RDDC a également fourni à Parcs Canada un système de sonar latéral supplémentaire de type militaire qui a permis de couvrir un secteur beaucoup plus grand au cours d’une journée de relevé.

« Principalement comme plongeur, puis comme conducteur d’un engin télécommandé et opérateur du système de sonar latéral, j’étais fier de représenter la MRC, a indiqué le M 2 Bernard. Notre collaboration avec Parcs Canada et l’Arctic Research Foundation constitue, selon moi, une approche constructive des opérations dans l’Arctique. »  

Les secteurs de recherche comprenaient la région au sud de l’île O’Reilly, à l’ouest de la péninsule Adelaide, là où la tradition orale inuite situe l’une des épaves, et au nord du détroit de Victoria et du détroit d’Alexandra, là où l’autre navire aurait sombré.