Après un premier déploiement, l’équipage du NCSM Harry DeWolf revient à bon port

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Nouvelles de la Marine / Le 23 décembre 2021

Par Ryan Melanson

Après avoir pris part à une tournée historique de l’Amérique du Nord et à deux opérations, l’équipage du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Harry DeWolf est revenu à Halifax le 16 décembre 2021, avec plusieurs raisons de célébrer.

L’équipage a effectué avec succès des missions consécutives dans des climats complètement différents, en tant que tout premier équipage à être déployé à bord du nouveau navire de patrouille extracôtier et de l’Arctique (NPEA) de la Marine royale canadienne (MRC).

Pour le matelot de 1re classe (Mat 1) Luc Gillis, ce voyage historique est le fait saillant de sa carrière jusqu’à présent, lui qui a eu la chance de mettre en pratique ses connaissances lors de la traversée de l’Arctique canadien par le Harry DeWolf dans le cadre de l’opération Nanook, la principale opération canadienne tenue chaque année dans la région. Pendant cette odyssée nordique, l’équipage a rencontré les collectivités locales avant que le navire ne poursuive son périple autour du continent.

« Je suis extrêmement fier d’avoir fait partie de ce déploiement. Je sais que je vais en parler à mes enfants plus tard », a mentionné le Mat 1 Gillis, spécialiste en communications navales et artilleur, qui s’est joint à l’équipage depuis son unité d’appartenance, la division de la Réserve navale du NCSM Griffon, à Thunder Bay, en Ontario.

Pendant que le navire naviguait dans l’Arctique, empruntant le célèbre passage du Nord-Ouest, l’équipage en a profité pour cartographier le trajet. Il s’agissait d’une première pour la MRC depuis l’expédition nordique du NCSM Labrador, en 1954. Le Harry DeWolf a suivi la même route que celle de la tristement célèbre expédition de Franklin, en 1845-1846, lors de laquelle deux navires et leurs équipages ont disparu dans le même secteur.

« C’était une mission qui suscitait presque constamment l’enthousiasme de tous les participants, mais qui comportait également des tâches difficiles à accomplir chaque jour. Après avoir passé l’année précédente à travailler sans relâche pour se préparer dans le contexte difficile de la pandémie, tous les membres de l’équipage ont maintenu le même professionnalisme et le même dévouement au cours des quatre mois du déploiement », a déclaré le capitaine de frégate (Capf) Corey Gleason, commandant du NCSM Harry DeWolf.

« Pendant l’opération Nanook, mes marins ont passé 61 jours en mer, et les visites que nous avons effectuées dans les ports pour rencontrer nos communautés affiliées ont toutes eu lieu dans des ports de travail », a-t-il dit, décrivant la lourde charge de travail de son personnel qui s’est ajoutée à l’expérience extrêmement positive dans l’Arctique.

Après l’opération Nanook, le navire s’est arrêté sur la côte Ouest pour une période de repos actif et de maintenance au cours de laquelle l’équipage a effectué des travaux de réparation, en plus d’avoir un horaire chargé de visites pour aider à présenter la plus récente classe de navires de la Marine canadienne à ses collègues et au public.

L’équipage s’est ensuite consacré à la préparation du navire pour la navigation dans un environnement plus chaud en vue de son deuxième déploiement opérationnel, effectué dans le cadre de l’opération Caribbe, la participation du Canada aux opérations antidrogues renforcées dirigées par les États-Unis dans la mer des Caraïbes et dans l’est de l’océan Pacifique.

Travaillant aux côtés de la Garde côtière américaine, le navire a participé à deux interceptions de stupéfiants en mer, les 8 et 18 novembre, ce qui a permis la saisie d’environ 2 600 kilogrammes de cocaïne.

« Ce n’est pas une mince affaire. L’équipage a dû se réunir pour rédiger, mettre en œuvre et exécuter des procédures opérationnelles normalisées pour ce type de navire dans le cadre de l’opération Caribbe », a fait remarquer le Capf Gleason, soulignant que l’opération a marqué une autre « première » pour le Harry DeWolf.

« Je suis plus que fier de mes marins et de leurs réalisations lors de cette tournée de l’Amérique du Nord. »

Le contre-amiral Keith Smith, commandant adjoint de la Garde côtière des États-Unis, secteur de l’Atlantique, a remis deux décalcomanies en forme de flocons de neige au Capf Gleason. Celles-ci ont été apposées sur l’aileron de passerelle du côté bâbord pour marquer les deux saisies de stupéfiants du Harry DeWolf.

Le capitaine d’armes (capt armes) du Harry DeWolf le premier maître de 1re classe (PM1) Ginette Séguin, a fait écho à ces commentaires au sujet de l’équipage. Elle s’est jointe à l’équipage plus tôt cette année, entrant dans un groupe tricoté serré, dont certains membres faisaient partie de l’unité avant même que la construction du navire soit terminée. Cela a mené à une approche collaborative où « tout le monde met l’épaule à la roue » qui illustre ce que la Marine peut faire de mieux, a-t-elle dit.

« L’un des meilleurs sentiments en tant que capitaine d’armes, c’est lorsque vous voyez tout le monde se rassembler et s’entraider, pour faire le travail sans que j’aie à utiliser mon sifflet. »

« Nous avons vécu de nombreuses épreuves lors de la mise en service du navire. Cela a fait en sorte que nous sommes devenus unis et a fait de nous une famille plus forte », a ajouté le Mat 1 Gillis.

Malgré les années de travail qui ont précédé le déploiement, cette mission n’était que le début de l’héritage que laissera la classe Harry DeWolf. Avec le deuxième NPEA, le NCSM Margaret Brooke, qui effectue actuellement des essais en mer, et un troisième navire, le NCSM Max Bernays, qui ne tardera pas, le Capf Gleason s’est dit fort enthousiaste quant à l’avenir de ces navires et a ajouté qu’il était impatient de partager tout ce que lui et son équipage ont appris.

« Nous commençons à peine à voir ce que la classe de navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique est capable de faire. J’ai hâte de voir ce que les prochains navires de cette classe pourront accomplir et améliorer. »