Cérémonie de pose de la quille du futur NCSM William Hall

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Nouvelles de la Marine / Le 17 février 2021

Par Ryan Melanson
Équipe du Trident

Le quatrième navire de patrouille extracôtier et de l’Arctique (NPEA) en cours de construction pour la Marine royale canadienne (MRC) est entré en pleine phase de production. Une cérémonie de pose de la quille le 17 février prochain marquera cette étape importante pour le futur NCSM William Hall.

Dans le respect des directives de santé publique, notamment en ce qui concerne l’éloignement sanitaire et le port de masques, un petit groupe de marins, de constructeurs de navire et de membres de la communauté s’est réuni au chantier naval d’Halifax d’Irving Shipbuilding pour l’occasion, qui prenait tout son sens en ce Mois de l’histoire des Noirs.

Le maître William Hall, CV (1827-1904), est le premier homme noir et le premier Néo-Écossais à recevoir la Croix de Victoria, et le troisième Canadien à recevoir cet honneur à l’époque. Ses actions héroïques en tant que membre de l’équipage du navire de la Royal Navy HMS Shannon lors de la libération de Lucknow, en Inde, sont bien documentées et lui ont valu d’être choisi avec cinq autres héros de la Marine canadienne pour donner son nom à un navire de la nouvelle classe de navires de la MRC.

L’entrerpise de contruction navale a invité des représentants de la East Preston Empowerment Academy, une organisation de la région d’Halifax qui offre des programmes d’apprentissage de métiers et d’autres possibilités d’éducation dans cette communauté néo-écossaise à prédominance africaine, à assister à la pose de la quille. Étaient également présents le contre‑amiral (cam) Brian Santarpia, commandant des Forces maritimes de l’Atlantique et de la Force opérationnelle interarmées de l’Atlantique (FMAR[A]/FOIA), le président d’Irving Shipbuilding Kevin Mooney, le ministre des Affaires afro-néo-écossaises Tony Ince, ainsi que des représentants des équipes des FMAR(A) et d’Irving.

La pose de la quille est une tradition navale qui, de nos jours, consiste à souder une pièce de monnaie dans un grand morceau de la structure du navire. Ce geste est destiné à porter chance et à assurer la sécurité du navire et de ceux qui en formeront éventuellement l’équipage. Pour le futur NCSM William Hall, la responsabilité de la pose de la pièce a été assumée conjointement par le Cam Santarpia et les constructeurs de navire Tyrell Young, participant au programme Pathways to Shipbuilding destiné aux Néo-Écossais d’origine africaine, et Macey Rolfe, qui est inscrite à un programme similaire visant à recruter des femmes dans les métiers.

La pièce elle-même est un dollar en argent à tirage limité frappé par la Monnaie royale canadienne pour souligner le 150e anniversaire de la Croix de Victoria en 2006. Une deuxième pièce de ce tirage sera remise au commandant du navire, pour être exposée à bord pendant toute la durée du service du futur NCSM Williams Hall.

La pièce a été placée dans une boîte, que le Cam Santarpia a posée sur le navire, et chaque constructeur de navire a effectué une soudure par point pour que le tout reste bien en place. M. Mooney a ensuite déclaré que la quille était « bel et bien posée ».

Le futur NCSM William Hall sera le quatrième navire de la classe HARRY DEWOLF. Son navire jumeau, le NCSM Margaret Brooke, se trouve le long du quai du chantier naval en vue des essais prévus par le constructeur plus tard dans l’année, tandis que le futur NCSM Max Bernays est juste derrière, les deux tiers du navire ayant été assemblés sur la jetée à l’extérieur des installations d’Irving. Le premier navire de la classe, le NCSM Harry DeWolf, été remis à la MRC en juillet 2020. Il a navigué et effectué des essais en mer en vue d’une mise en service officielle plus tard dans l’année. Les six NPEA devraient être livrés à la Marine d’ici 2024.

La nouvelle classe de navire a été conçue spécifiquement pour mener des opérations dans les eaux les plus septentrionales du Canada, permettant à la MRC de mieux assurer la souveraineté du Canada dans l’Arctique pour les années à venir. Elle est également assez polyvalente pour contribuer à diverses opérations internationales, notamment des missions humanitaires et de recherche.