Guerre anti-sous-marine et renforcement des liens pendant l’exercice CUTLASS FURY 2016

Nouvelles de la Marine / Le 6 octobre 2016

Par le Lieutenant de vaisseau Kelly Boyden

Le commandant du Groupe opérationnel 301.1 pour l’exercice CUTLASS FURY 2016 (CF16), le capitaine de vaisseau Craig Skjerpen, et l’officier ingénieur du Groupe opérationnel, le commandant Tom Sheehan, ont été accueillis à bord du navire français (NF) Languedoc pour une visite, le 16 septembre 2016.

NF Languedoc est un navire de la classe Aquitaine, une frégate polyvalente, qui a été récemment construit; étant nouveau, il doit être officiellement mis en service au sein de la Marine française.

NF Languedoc, ainsi que le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Fredericton et le NCSM Athabaskan, ont été conçus comme plateformes de guerre anti-sous-marine (GASM) du Groupe opérationnel 301.1. Par conséquent, les trois navires alliés ont été occupés à déployer leurs hélicoptères embarqués et à utiliser les capacités de leurs sonars pour détecter, localiser et suivre les sous-marins ennemis pendant un entraînement dynamique en mer.

Les trois navires représentent uniquement une partie de l’exercice CF 16, le plus grand exercice de GASM ayant eu lieu dans les eaux canadiennes depuis plus de vingt ans. Les scénarios de GASM de l’exercice CF 16 comprennent cinq avions de patrouille maritime, six hélicoptères, trois sous-marins et huit navires.

« La partie d’échecs que représente la guerre anti-sous-marine se joue lentement. Il faut recueillir beaucoup d’informations et effectuer une planification bien avant de détecter un contact, affirme le directeur de guerre sous-marine du NCSM Fredericton, le maître de première classe Shawn Swinimer. Toutefois, pendant l’exercice CUTLASS FURY, nous devions travailler dans le cadre de scénarios de guerre anti-sous-marine qui changeaient environ toutes les 12 heures, et la complexité des scénarios s’intensifiait au fur et à mesure. »

En plus de GASM, il y a également des scénarios de guerre aérienne et terrestre qui sont coordonnés par l’entremise du personnel de commandement à bord du NCSM Fredericton. La plateforme de commandement dans la salle des opérations du NCSM Fredericton et des trois autres frégates modernes de la classe Halifax est unique. Les navires sont équipés des capacités de commandement, et des militaires y travaillent en tout temps pendant toute la durée de l’exercice CF 16.

« L’adversité des scénarios n’a pas de limite, ajoute le M1 Swinimer. L’exercice CUTLASS FURY 16 est une simulation en temps de guerre qui se rapproche le plus d’une guerre réelle. »

Pour lutter efficacement, les participants de l’exercice CF 16 doivent travailler ensemble et établir des relations de travail solides entre eux et au sein des groupes opérationnels. Par conséquent, le capv Skjerpen et le capf Sheehan ont été accueillis par le capv Guillaume Arnoux, commandant du navire, et son ingénieur en chef, le capf Jérome Clemence, à bord du NF Languedoc pour un court répit au cours de la simulation de guerre en mer.  L’objectif de la visite, tout comme l’un des objectifs de l’exercice CUTLASS FURY, consistait à établir des relations entre les navires alliés.

« J’aimerais remercier le capv Arnoux et son équipage de nous avoir accueillis cordialement au milieu de l’environnement d’apprentissage complexe et exigeant que constitue l’exercice CUTLASS FURY, a indiqué le captv Skjerpen. C’était formidable de voir l’interopérabilité de la Marine royale canadienne avec la Marine française sous un autre angle et de visiter le NF Languedoc, lequel constitue un ajout impressionnant à la flotte française. »

L’exercice CUTLASS FURY de cette année a réuni les éléments des forces navales et aériennes de cinq pays : le Canada, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Espagne et la France. La phase en mer de l’exercice CF 16 s’est terminée le 23 septembre, avec l’arrivée des navires à St. John, à Terre-Neuve, pour une visite portuaire.