L’industrie canadienne remporte du succès grâce à des programmeurs de la MRC

Nouvelles de l’Atlantique / Le 7 février 2018

Un petit groupe de développement logiciel de la Marine à Halifax fait des vagues à l’OTAN.

Des programmeurs de la Marine royale canadienne installés à Halifax ont créé un logiciel de surveillance de navires qui a aidé l’industrie canadienne à obtenir des contrats de l’OTAN d’une valeur totalisant des millions d’euros.

La majorité des marchandises dans le monde est transportée par des navires qui circulent dans les océans. Le besoin croissant de suivre les mouvements de bateaux pour assurer la sécurité mondiale a engendré un volume de données sans précédent.

Or, l’augmentation des données sur les positions des navires crée des problèmes pour les officiers comme le Capc Phillip Mundy, directeur du Centre des opérations interarmées régionales de l’Atlantique. « Notre travail consiste à surveiller la circulation maritime au large de la côte Est du Canada. La hausse vertigineuse de la quantité de donné a paralysé nos systèmes, dépassés par les millions de rapports de position et miné notre capacité à suivre les bateaux au large des côtes du Canada. »

Pour résoudre le problème, le Capc Mundy a fait appel à un groupe de soutien technique intégré à la Marine sur la côte Est. « La quantité de données disponibles surpassait largement les anciennes méthodes de traitement des données », explique Alicia Hogue, programmeuse dans la Marine. « Pour résoudre le problème du Capc Mundy, nous avons dû repenser le processus global de cueillette et de stockage de données. »

Le groupe a exploité des composantes de sociétés de mégadonnées, dont Google, Uber et Linkedin, pour créer un logiciel capable de traiter des centaines de millions de rapports de position par jour qui est utilisé sur les deux côtes pour gérer et visualiser les données sur les bateaux.

Mme Hogue a parlé des efforts du Canada à ses collègues outre-mer et elle a piqué leur curiosité. « Toutes les forces navales étaient aux prises avec les mêmes problèmes causés par de nouvelles sources de grandes quantités de données. »

Cet intérêt s’est transformé en possibilité.

Lorsque l’entreprise MDA Systems a abordé la possibilité d’un octroi de licences pour le logiciel, proposant que ce dernier soit la pierre angulaire d’une soumission en vue d’un contrat d’une valeur de plusieurs millions de dollars avec l’OTAN, la Marine a sauté sur l’occasion.

« Nous savions que la possibilité existait. La politique du gouvernement est on ne peut plus claire : nous devons donner accès à notre logiciel à l’industrie. Notre contrat de licence avec l’entreprise MDA fait en sorte que les modifications additionnelles au logiciel puissent être exploitées par l’État. »

« C’est un peu comme si on ajoutait 20 programmeurs à l’effort sans frais supplémentaires. Les Canadiens en profitent, de même que l’industrie canadienne », ajoute Mme Hogue.

Le logiciel a fait bonne figure, et MDA Systems s’est démarquée parmi les chefs de file de l’industrie pour remporter le contrat de développement du logiciel de suivi des navires pour l’Alliance militaire composée de 29 pays. La majorité des travaux pour le contrat seront effectués en Nouvelle-Écosse et les programmeurs travailleront en étroite collaboration avec les experts de la Marine aux FMAR(A).

« Notre réussite découle d’une relation étroite entre les experts militaires et civils de la côte Est, souligne Mme Hogue. Ça démontre une fois de plus que la diversité fait la force. »

Le prochain défi de programmation de la Marine? Mme Hogue révèle que l’équipe œuvre déjà à la deuxième version du logiciel!