Le NCSM Montréal entreprend son premier déploiement en tant que navire X

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Nouvelles de la Marine / Le 7 novembre 2016

Par Darlene Blakeley

Le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Montréal est maintenant en mer dans le cadre de son premier déploiement en tant que navire expérimental (Navire X) de la Marine royale canadienne (MRC).

La frégate de la classe Halifax modernisée a été déployée le 24 octobre 2016, et on lui a confié de nombreuses missions, y compris un entraînement de perfectionnement au combat, des entraînements de l’équipage et la mise à l’essai et l’évaluation opérationnelles du Cyclone, le nouvel hélicoptère embarqué.

Le programme du navire expérimental – ou navire X – a été conçu pour peaufiner des concepts maritimes novateurs et de pointe dans tous les domaines touchant le déploiement de navires de guerre, l’affectation des équipages et le maintien en puissance. Bon nombre des tests à effectuer porteront sur des facteurs humains, tels que les variations de la taille de l’équipage et les incidences sur le repos et le rendement des membres d’équipage, ainsi que sur certains essais opérationnels. 

« On nous a confié cette mission extrêmement importante consistant à tracer la voie pour la future flotte en vue d’opérations de dotation en personnel, d’innovation et aériennes », a déclaré le capitaine de frégate Chris Sherban, qui a ajouté que « c’est un honneur » d’être le capitaine du navire X.

Alors que la portion en mer du programme du navire X est en cours, le Montréal est en route vers le sud avec le reste du Groupe opérationnel du Canada – les NCSM Fredericton, St. John’s et Athabaskan – ainsi qu’avec le pétrolier ravitailleur de la Marine espagnole, le Patino, et s’affaire à la mise sur pied d’une force et à son développement.

Selon le capitaine de frégate (Capf) Sherban, la première partie de ce test s’appelle l’essai SCORE 217, qui servira à valider un modèle d’équipage utilisé par des spécialistes de la recherche scientifique en matière de défense à Toronto.

Dans le cadre de l’évaluation, il faudra que le navire X réalise un scénario de croisière d’endurance modifié avec les 217 membres d’équipage. Le scénario a été élaboré spécialement par la direction du Personnel et instruction de la marine à Ottawa, de concert avec des experts d’Entraînement maritime (Pacifique). Outre les manœuvres prévues dans le scénario, l’équipage sera appelé à assurer des veilles et le service pour le Ministère (y compris l’entretien), à assister à des réunions, à se tenir en forme, à servir des repas, etc. en conformité avec les tâches courantes requises à bord d’un navire.

Chaque jour, les membres de l’équipage rempliront des questionnaires sur leurs activités et ils porteront des appareils Actigraph (des détecteurs servant à mesurer l’activité) afin de surveiller le rapport travail/repos. Le but est de vérifier si les estimations faites concernant le temps requis pour procéder aux manœuvres et le temps disponible pour les activités autres que les veilles et les manœuvres sont conformes à la réalité. Ces données permettront d’améliorer le modèle SCORE et rendront plus fiables les exigences en équipage pour les prochaines plateformes.

« Les membres de l’équipage sont enchantés à l’idée que leurs efforts influeront directement sur la structure et la forme que prendra la future flotte, a commenté le Capf Sherban. Par exemple, des scientifiques de la Défense espéraient que 150 officiers et marins soient disposés à participer aux études sur le sommeil et la fatigue. En fait, 178 marins se sont portés volontaires. »

Bien que le Montréal dispose de son propre programme d’essai, il ne sera pas complètement exclu des exigences maritimes quotidiennes et continuera de participer aux services de réparation prévus, aux périodes en cale sèche des navires et aux exercices d’entraînement de la flotte. Durant l’exercice SPARTAN WARRIOR 16 en novembre, on accélérera la mise sur pied opérationnelle du navire, tout comme pour d’autres navires de la MRC, ainsi que pour des navires des Forces navales des États-Unis et le Patino.

« J’ai le bonheur d’être accompagné de remarquables jeunes hommes et jeunes femmes dévoués et extrêmement professionnels qui comprennent à quel point notre mission est importante et qui sont tout aussi passionnés que moi pour la réussite de la mission, a ajouté le Capf Sherban. Le succès du programme lié au navire X repose sur leurs épaules et je n’aurais pas pu demander un meilleur équipage pour y arriver. »  

Après le déploiement, le Montréal amorcera une période en cale sèche jusqu’au début de janvier, moment où il retournera en mer en appui au projet Cyclone. « Nous serons à la recherche des pires conditions météorologiques dans l’Atlantique Nord afin de vérifier les limites de fonctionnement de l’hélicoptère », a mentionné le Capf Sherban.

On s’attend à ce que le Montréal continue, pendant cinq ans, à procéder à des essais dans le cadre du programme expérimental de la MRC.