Le NCSM Oriole prend la mer en vue des festivités liées à Canada 150

Galerie d'images

Nouvelles de la Marine / Le 7 avril 2017

Par Peter Mallett

L’équipage enthousiaste de 20 personnes du grand voilier du la Marine royale canadienne a entamé un voyage historique, en vue des célébrations du 150e anniversaire de la Confédération sur la côte Est cet été.

Le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Oriole, un ketch ambassadeur de 31 mètres, a quitté Esquimalt, en Colombie-Britannique, le 16 mars 2017, commençant ainsi un périple au cours duquel il longera la côte Pacifique pour ensuite emprunter le canal de Panama, avant de remonter vers l’Île-du-Prince-Édouard.

Ce voyage ambitieux constitue une belle occasion de participer à la célébration de notre Confédération et de notre statut de nation, mais aussi le premier voyage de l’Oriole sur la côte Est du Canada en plus de 30 ans. Si tout se déroule comme prévu, le navire nécessitera 14 semaines pour achever le périple de 10 000 miles nautiques (16 000 km), selon le commandant du navire, le capitaine de corvette Mike Wills.

« La Marine me passionne depuis presque toujours, alors j’ai extrêmement hâte de faire ce voyage à bord de l’Oriole en haute mer, ajoute-t-il. Les moments forts du périple seront les célébrations liées à Canada 150 et le festival des grands voiliers. »

Quelques jours avant le départ, l’équipage, les dirigeants de la Marine royale canadienne, les représentants des Premières Nations de la région, ainsi que des membres de leur famille et des amis se sont réunis à l’occasion de la cérémonie préalable au déploiement, à Ship Point, dans le port de Victoria. Les aînés Maryanne Thomas et Elmer George des Nations d’Esquimalt et des Songhees ont donné leur bénédiction et ont entonné un chant en vue du périple.

Les deux aînés ont ensuite présenté des cadeaux de remerciement au capitaine de corvette Wills et au capitaine de vaisseau James Clarke, de la Flotte canadienne du Pacifique. Fidèle à la tradition navale, le Capv Clarke a souhaité « bon vent, bonne mer » aux membres de l’équipage, en avouant qu’il les enviait.

« Je suis un peu jaloux en ce moment. S’il vous manque quelqu’un, j’embarque », a-t-il lancé en blaguant.

Après avoir offert une visite à bord aux invités, le Capc Wills a mentionné que le tronçon le plus difficile serait les 565 premiers miles nautiques séparant Esquimalt d’Eureka, en Californie. La côte du Nord-Ouest du Pacifique est connue pour ses vents forts, ses grands courants et sa houle pouvant dépasser 5 mètres. Il a ajouté que des efforts importants avaient été déployés pour moderniser le navire, notamment l’installation d’une connexion Internet sans fil, de nouvelles génératrices et un système de réfrigération amélioré, en plus de l’approvisionnement adéquat en fournitures et en provisions.

« L’équipage, composé de marins avec ou sans expérience, a travaillé très fort à la préparation du périple. Tout le monde a très hâte d’appareiller, a-t-il affirmé. Ce sera une belle occasion de bâtir l’esprit d’équipe et d’acquérir des aptitudes de matelotage très utiles ».

Le matelot de première classe Mark Watkins a reçu à bord de l’Oriole sa conjointe Jessie et son fils d’un an, Jack, tenant un drapeau Canada 150.

« C’est difficile d’être loin de sa famille si longtemps, mais je suis quand même impatient de participer à ce déploiement. C’est le genre d’occasion qui se présente une seule fois dans la carrière d’un marin, et encore », a-t-il expliqué.

Après la course des grands voiliers du Rendez‑vous 2017, l’Oriole devra subir des travaux d’entretien et de remise en état à Halifax, avant de réaliser un itinéraire plus court de 7 000 miles nautiques pour rentrer à son port d’attache, en avril 2018.

Article reproduit avec la permission du journal Lookout.