Le NCSM Whitehorse en tête dans le cadre d’un PASSEX

Nouvelles de la Marine / Le 21 décembre 2015

Enseigne de vaisseau de 2e classe Kyle Reed

Alors qu’ils se déplaçaient vers le sud en direction de la côte ouest de l’Amérique centrale avant le début de l’opération CARIBBE, les navires canadiens de Sa Majesté Whitehorse et Brandon ont pris part à un exercice organisé avec des forces de passage (PASSEX) conjointement avec des navires des Forces navales des États‑Unis (USN), de la Garde côtière des États‑Unis (USCG) et du Secretaría de Marina (SEMAR) mexicain.

Le capitaine de corvette Shane Denneny, commandant du NCSM Whitehorse, et son équipage ont dirigé l’exercice, qui nécessitait un effort de coordination avec sept autres navires ainsi qu’un hélicoptère de la USCG et un aéronef de recherche et de sauvetage.

« Le NCSM Whitehorse a été nommé pour assurer la coordination sur place pour l’activité. Il devait diriger le groupe à partir du point de rendez‑vous, à travers les diverses formations, et coordonner la conduite de tous les autres exercices de formation de l’activité », explique le major Don Senft, chef – Plans et protection des forces du Quartier général des Forces maritimes du Pacifique.

« Il est important de noter que le NCSM Whitehorse, un petit navire de guerre dont l’équipage était formé de marins de la Force régulière et de la Force de réserve, a été capable de planifier, d’organiser et de mener efficacement un  PASSEX de cette envergure comptant autant d’exercices complexes ». Un navire de défense côtière compte environ 45 membres d’équipage.

Un PASSEX, dans sa forme la plus simple, désigne un certain nombre d’exercices navals regroupés et exécutés pendant un déplacement d’un endroit à un autre. Les PASSEX sont extrêmement utiles pour les marines, car ils aident les marins à acquérir et à conserver les compétences navales de base, comme la navigation en formation, les opérations des petites embarcations, les échanges de membres d’équipage et les exercices de communication. Cependant, à plus grande échelle, ils favorisent l’interopérabilité et permettent aux membres du personnel à bord des navires d’acquérir les aptitudes nécessaires pour ensuite s’intégrer harmonieusement dans des formations partenaires, comme le groupe aéronaval d’attaque des USN.

Il est à noter que le récent PASSEX constitue la première occasion où les quatre partenaires de l’Initiative nord‑américaine de sécurité maritime (INASM) ont travaillé ensemble dans le cadre d’un même exercice. L’INASM, dont font partie la Marine royale canadienne (MRC), les USN, la USCG et le SEMAR, a été mise sur pied dans le but de favoriser l’échange d’information et la coopération en matière de sûreté et de sécurité maritimes et ainsi d’améliorer les capacités mutuelles relatives à la coordination opérationnelle.

 « Ce PASSEX a permis de démontrer la capacité de la MRC et de ses trois plus proches partenaires dans le domaine de la sécurité maritime régionale de se rassembler et de mener efficacement des opérations côte à côte afin d’assurer la sécurité et la stabilité régionales. Il s’agissait d’une excellente occasion de valider le travail effectué dans le cadre de l’INASM », affirme le Maj Senft. On ne saurait trop insister sur la valeur des PASSEX, et c’est pourquoi la formation en a récemment fait une priorité. En effet, au moins 22 PASSEX ont été menés au cours des cinq dernières années.