Le NCSM Whitehorse procède au sauvetage en mer de l’équipage d’un voilier dans la pénombre de la nuit alors que les vagues atteignaient trois mètres

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Nouvelles de la Marine / Le 11 septembre 2020

Par Peter Mallett

Deux marins civils et leurs chiens sont en sécurité sur la terre ferme après que le navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Whitehorse ait effectué un sauvetage en mer.

Le navire de défense côtière, actuellement déployé dans le cadre d’une mission de recherche et sauvetage (SAR) de surveillance côtière, a répondu à un message de détresse à 23 heures lors d’une violente tempête le 16 août dernier.

Un voilier de 11 mètres avait été endommagé par une forte mer au large de la côte nord-ouest de l’île de Vancouver.

« Le moteur hors-bord du voilier avait cessé de fonctionner et les voiles étaient déchirées à plusieurs endroits, de sorte que le voilier dérivait de façon incontrôlable », a déclaré le capitaine de corvette (capc) Jeff Chura, commandant du NCSM Whitehorse.

« Sans aucune direction ni propulsion, l’embarcation était violemment ballottée; elle tanguait sauvagement de haut en bas, avait un roulis de 30 à 40 degrés d’un côté à l’autre, et tournait soudainement complètement en fonction de la houle. »

Les deux marins n’avaient pas de radio à bord. Ils ont fait signe au navire de pêche Pacific Viking, qui a relayé un message de détresse à la radio de la Garde côtière.

Le Centre conjoint de coordination des opérations de sauvetage (CCOS) a alors chargé le NCSM Whitehorse de leur prêter main-forte.

« Pendant que le NCSM Whitehorse se dirigeait vers le lieu de sauvetage, le Pacific Viking a tenté de remorquer le voilier, mais tous les accessoires de pont du voilier ont continué à se détacher en raison de la tension des vents violents et de l’état de la mer », a déclaré le Capc Chura.

Une fois sur place, les matelots de 1re classe Samantha Lombardi et Mitchel Kathol du NCSM Whitehorse, ainsi que le spécialiste du sauvetage de la Garde côtière canadienne (GCC) Wesley Scott, ont amené le canot pneumatique à coque rigide (RHIB) vers le voilier en détresse. Ils ont vérifié qu’il n’y avait pas de blessés à bord et ont ensuite embarqué les deux marins et leurs compagnons canins.

Le commandant a ensuite demandé des conseils au sous-lieutenant Rupert Gomery sur la façon de remorquer le navire en détresse.

« Il possède ses propres voiliers depuis 15 ans, et il a participé à des régates. J’ai donc pu le consulter pour obtenir des connaissances spécialisées sur la conception et les spécifications des voiliers. Il a pu me dire que les mâts des voiliers de cette taille sont montés directement à travers la coque et sont fixés à la quille du bateau, ce qui peut entraîner une énorme tension. À la lumière de cette information, et du fait que tous les autres accessoires à bord du bateau étaient déjà brisés, j’ai décidé de tenter le remorquage par le mât ».

Une fois cette décision prise, il a fallu encore une heure de tentatives pour réussir à attacher une ligne au mât et à remorquer le bateau à l’aide du RHIB du navire.

« Les vents violents et l’état de la mer, l’obscurité presque totale, les mouvements erratiques du voilier et l’impossibilité de monter à bord de l’embarcation ont fait de cette opération l’une des plus dangereuses et des plus délicates auxquelles j’ai été personnellement exposée », a déclaré le capitaine de corvette Chura.

Le voilier étant remorqué, il a fallu environ cinq heures pour atteindre Winter Harbour, puisque les vagues atteignaient trois mètres. Le navire est arrivé vers 8 heures du matin et a débarqué les quatre passagers reconnaissants.

« Je peux dire avec certitude et avec une grande fierté que l’équipage du NCSM Whitehorse a réagi avec rapidité et professionnalisme et, tout en travaillant en étroite collaboration avec nos partenaires du CCOS et de la Garde côtière canadienne, a représenté la Marine royale canadienne en respectant les normes les plus élevées », a déclaré le Capc Chura.

Deux fois par an, les navires de la flotte du Pacifique participent à des patrouilles de zone SAR afin d’assurer une présence sur l’eau et une capacité d’intervention rapide afin de venir en aider aux personnes et aux navires en danger ou ayant besoin d’aide le long des côtes de la Colombie-Britannique.