Profil de marin – M 1 Shaunda Lillington : Une carrière dans la MRC est unique en son genre

Nouvelles de la Marine / Le 26 novembre 2020

Le maître de 1re classe (M 1) Shaunda Lillington, d’Isle aux Morts (T.-N.), s’est enrôlée dans la Marine royale canadienne (MRC) il y a 20 ans et sert actuellement à bord du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Ville de Québec, qui est basé à Halifax. Le port de l’uniforme de la MRC est une tradition dans la famille du M 1 Lillington.

« Je me suis enrôlée dans la MRC parce que, quand j’étais jeune, j’ai vu mes frères aînés s’enrôler, a-t-elle déclaré. Les voir rentrer à la maison en uniforme et parler des expériences qu’ils ont vécues a toujours attiré mon attention, alors à l’âge de 18 ans, j’ai décidé de suivre leurs traces et de me joindre à la MRC. »    

Le M 1 Lillington est une communicatrice navale, ce qui est aussi une tradition familiale puisque ses deux frères exercent le même métier. Elle apporte son expérience à son rôle essentiel de communicatrice navale principale et de gestionnaire de la section des communications navales sur un navire de guerre canadien de la classe Halifax puisqu’elle a précédemment servi comme communicatrice navale principale à bord du NCSM St. John’s. 

En mer, la capacité de communication d’un navire est essentielle pour communiquer avec d’autres navires en mer et transmettre de l’information à la base d’attache, y compris pour communiquer avec les membres de la famille à la maison.

Responsable en fin de compte de cette capacité, le M 1 Lillington supervise, soutient et encadre « 13 communicateurs navals qui s’efforcent de maintenir les communications et le matériel informatique du navire opérationnels 24 heures sur 24, et 7 jours sur 7 ».

« Cela m’a donné un sentiment de fierté de pouvoir gérer une section et de mener à bien toutes les missions qui nous ont été confiées jusqu’à présent », a-t-elle déclaré en décrivant à quel point son travail est important pour elle.

Son service est responsable des éléments suivants : radiotélétype, réseaux informatiques, satellites, communications tactiques vocales et visuelles, réseaux informatiques classifiés et non classifiés, réseau de traitement des messages par ordinateur, systèmes de contrôle des communications radio et matériel cryptographique et équipement de télécommunications par satellite servant aux échanges de données et d’images à haute vitesse.

Le M 1 Lillington fait remarquer que l’une des meilleures parties de son travail est de voir sa section grandir et devenir une équipe.

« Mon équipe s’est tellement agrandie au cours du 75e anniversaire de la bataille de l’Escaut, d’une tournée des Grands Lacs, du déstockage d’un navire pendant la COVID, d’un changement total d’équipage dans une nouvelle unité, de l’instruction de disponibilité opérationnelle des navires, de l’opération NANOOK 20 et, plus récemment, en tant que navire amiral pour JOINT WARRIOR 2020. » 

Tout comme son équipe a relevé et surmonté ses défis avec détermination, le M 1 Lillington a fait de même avec le sien, pour lequel elle s’est adressée à ses collèges et à sa chaîne de commandement pour obtenir des conseils et du soutien. 

« Le plus grand défi de ma carrière militaire a été de devenir la communicatrice navale principale responsable de ma propre section. »

À la maison, la séparation d’avec son fils de 10 ans pendant qu’elle est en mer pèse lourdement sur son esprit et son cœur. « Mes parents ont aussi beaucoup fait pour moi, en s’occupant de mon fils de 10 ans lorsque je ne suis pas à la maison et que je suis en mer. »

Bien qu’il y ait des défis à relever, il y a aussi des aspects positifs, a-t-elle déclaré.

« Je suis restée dans la MRC en raison de la stabilité du mode de vie et de la façon dont elle a nous a soutenus, et soutiendra, mon enfant et moi grâce à un salaire versé régulièrement, des soins de santé et des allocations pour les études, et également parce qu’elle m’a donné le sentiment d’être utile. »  

En outre, le M 1 Lillington a vécu des expériences émouvantes comme « défiler dans les rues d’Anvers (Belgique) lors du 75e anniversaire de la bataille de l’Escaut pendant le défilé de la libération » et enseigner dans le cadre du Programme d’enrôlement des Autochtones des Forces canadiennes, tout en regardant ses étudiants « réussir leur instruction élémentaire, ce qui me rend très fière. »

Elle considère que son choix de carrière est incroyable et conseillerait de choisir ce milieu à quiconque envisage une carrière dans la MRC.

« Les occasions qui vous sont offertes ne ressemblent à aucune autre. À 22 ans, j’avais déjà vu la moitié du monde et rencontré tant de gens formidables qui sont toujours mes amis aujourd’hui. L’aspect familial et la camaraderie ne ressemblent à aucune autre expérience que j’ai vécue jusqu’à présent. »