Rouille et moisissure – La MRC toujours vigilante

Nouvelles de la Marine / Le 19 décembre 2017

Quel que soit le type de navire utilisé en mer, deux éléments toujours présents exigent une vigilance constante pour faire en sorte qu’ils soient traités de façon appropriée : la rouille et la moisissure. Même si ces deux choses sont des phénomènes naturels et que les conditions en mer sont idéales pour qu’elles se manifestent, il est possible de les contenir. La MRC prend ces deux questions très au sérieux, puisque sans gestion efficace, elles peuvent nuire à la santé et à la sécurité de nos marins et à l’efficacité des navires.

La MRC a mis en place une stratégie vaste et complète pour gérer adéquatement les problèmes de rouille et de moisissure. La première ligne de défense est la prévention. Comme des centaines de marins vivent dans des espaces restreints en mer pendant des semaines, l’humidité est toujours présente et offre des conditions idéales pour l’apparition de la rouille et des moisissures. C’est pourquoi les postes de nettoyage sont nécessaires tous les jours en mer. Grâce à de telles mesures, la MRC voit au respect de rigoureuses normes hygiéniques d’habitabilité à bord de tous ses navires. Afin de faire respecter ces normes à bord de chaque navire, le commandant en second et le capitaine d’armes effectuent des rondes le soir pour inspecter tous les ponts des postes d’équipage, ainsi que les chambres et salles de bain. Les rondes du capitaine, qui représentent des inspections encore plus complètes, ont lieu régulièrement.

Dès que des problèmes de rouille ou de moisissures sont relevés à bord d’un navire, un plan d’action est mis en œuvre et des mesures sont prises pour remédier à ces problèmes. Les principaux facilitateurs de ce processus comprennent les membres des groupes de médecine préventive et de l’entretien. Ces équipes travaillent de concert pour bien cerner le problème et élaborer des mesures correctives.

‎Certaines solutions semblent plutôt évidentes, comme dans les chambres et salles de bains, où de nombreuses composantes de ces espaces sont en acier inoxydable et où une ventilation nécessaire est assurée.

Dans certains cas, la solution est plus complexe et un plan plus élaboré est nécessaire. Par exemple, lorsque des préoccupations concernant les moisissures dans les frégates ont été relevées lors du carénage de mi-vie de ces dernières, un certain nombre de projets d’ingénierie ont été lancés pour assurer la santé et la sécurité de nos marins. Ces projets visaient à améliorer la circulation de l’air, le drainage des condensats et le rendement global du système de CVCA dans les 12 frégates.

L’ingénieur en chef de la MRC procède également à l’acquisition de moniteurs de la qualité de l’air qui seront installés dans les frégates, en plus d’étudier une nouvelle technologie de prévention des moisissures prometteuse. Il a également ordonné que le programme d’entretien planifié des systèmes de CVCA lui soit présenté tous les six mois afin de s’assurer que les résultats escomptés sont atteints.

En 2016, l’Équipe déployable d’évaluation des risques sanitaires a été engagée pour mener des évaluations de la qualité de l’air intérieur à bord de nos navires. La première évaluation de la qualité de l’air menée à bord du NCSM Winnipeg a permis de déterminer que des niveaux acceptables de moisissures courantes étaient présents dans le navire. Par contre, des niveaux plus élevés ont été relevés dans trois compartiments où la forte présence d’eau et de matières organiques étaient des facteurs contributifs. La stratégie d’atténuation du risque pour ces trois espaces comprenait l’accroissement de la ventilation, le nettoyage fréquent des surfaces et la vérification régulière des filtres.

Bref, bien qu’il soit impossible d’éliminer complètement la rouille et la moisissure en mer, il est absolument essentiel d’adopter une stratégie exhaustive pour les gérer afin d’assurer la santé et la sécurité de nos marins. Les dirigeants de la MRC sont conscients de l’importance de faire en sorte que les marins aient la confiance et l’assurance qu’ils travaillent dans un milieu sain et sécuritaire. Bon nombre de mesures importantes ont été prises, et la MRC continuera de s’attaquer activement aux conditions sous-jacentes qui ont contribué à la rouille et à la moisissure de certaines de ses navires, et elle demeure déterminée à mener à terme toutes les mesures correctives. La santé et la sécurité des marins sont d’une importance primordiale pour la flotte. C’est pourquoi toutes les mesures, préventives et correctives, seront menées à bien.

Les réglages et changements techniques suivants sont actuellement mis en œuvre :

 

  • Pour remédier aux mauvaises conditions de drainage des plateformes, des modifications ont été apportées au système de drainage de climatisation primaire des 12 frégates de la classe Halifax;

 

  • Les mises à niveau des commandes du système de climatisation, qui passent du système pneumatique au système électronique, sont maintenant terminées dans deux des 12 frégates de la classe Halifax et devraient être achevées à l’échelle de la flotte d’ici 2021;

 

  • Les essais de rééquilibrage primaire de l’air (travaux nécessaires pour rééquilibrer le système d’alimentation CVCA afin de fournir de l’air au débit requis en fonction des exigences de conception de chaque espace) devraient être terminés à l’échelle de la flotte en 2020. Ces essais ont été menés à bord du NCSM Fredericton et les efforts de rééquilibrage du reste des frégates sont en cours;

 

  • Des directives précises concernant l’exploitation du réseau de vapeur ont été fournies aux responsables techniques de la formation et continueront d’évoluer grâce aux rencontres concernant les opérations et l’entretien des systèmes de marine.