Un réserviste reçoit une mention élogieuse pour un sauvetage

Nouvelles de la Marine / Le 8 octobre 2015

Par le capitaine Julien Beauchamp-Laliberté

Le commissaire adjoint de la Région de l’Ouest de la Garde côtière canadienne, le contre-amiral (retraité) Roger Girouard, a présenté une mention élogieuse au matelot de 1re classe Philippe Mercier-Provencher, un réserviste de la Marine royale canadienne (MRC) du NCSM Radisson à Trois-Rivières (Québec), le 8 septembre 2015. Lui et son équipage ont été honorés pour s’être portés au secours d’un pêcheur en détresse, à plus de 28 miles nautiques au large de Nootka Sound, en Colombie-Britannique.

Le Mat 1 Mercier-Provencher participait au Programme des bateaux de sauvetage côtiers, à la station de Nootka Sound de la Garde côtière, en collaboration avec la Garde côtière canadienne. Le programme a pour but d’enseigner l’intervention rapide lors d’urgences en mer. Les unités du Programme des bateaux de sauvetage côtiers comptent parmi leur équipage des membres de la MRC et des étudiants universitaires en stage d’été, ainsi qu’un spécialiste du sauvetage de la Garde côtière qui agit à titre de capitaine d’armes de la station.

Le 5 septembre, à environ 22 heures, le centre de coordination de la recherche et du sauvetage maritime a reçu un appel : un navire de pêche était en détresse au large des côtes de la C.‑B. Le Caledonian, un navire de pêche commerciale avait chaviré avec les quatre marins qui se trouvaient à bord. Un aéronef de recherche et de sauvetage a rapidement été dépêché vers la dernière position connue du navire, où l’équipage a repéré une fusée éclairante et un radeau de sauvetage. Comme il n’y avait aucun autre navire près du site, le Mat 1 Mercier-Provencher et deux de ses collègues ont répondu à l’appel de détresse.

Malgré la noirceur, la météo défavorable et la mer houleuse, l’équipe est partie à bord d’un canot pneumatique à coque rigide pour apporter de l’aide aussi rapidement que possible. Ces canots pneumatiques à deux moteurs extérieurs sont des embarcations ouvertes rapides qu’on utilise largement aux postes d’embarquement de la Garde côtière et à bord des principaux navires de la Garde côtière. Leur vitesse, leur silhouette et leur tirant d’eau réduit fait d’eux une plateforme extrêmement efficace pour le Programme des bateaux de sauvetage côtiers, ainsi que pour la recherche et le sauvetage en général.

« En temps normal, nous n’aurions jamais pris la mer, mais des vies étaient en jeu et il nous fallait agir », souligne le Mat 1 Mercier-Provencher.

Sur une distance de 28 miles nautiques, le Mat 1 Mercier-Provencher et l’équipage ont bravé des vagues de 1,4 mètre et des vents de plus de 20 nœuds pour arriver su lieu du sauvetage. À 1 h 30 environ, le 6 septembre, ils ont finalement trouvé le radeau de sauvetage, qui était plein d’eau. Un seul des pêcheurs était à bord. Le Mat 1 Mercier-Provencher a rapidement fait bon usage de son entraînement en aidant le pêcheur qui souffrait d’hypothermie.

« Notre entraînement et notre expérience nous ont permis d’intervenir sans crainte et d’administrer les premiers soins », affirme-t-il.

Mais ils n’étaient pas au bout de leurs peines : l’équipe de sauvetage a dû naviguer habilement à travers une masse de débris flottants avant de transférer le blessé à bord d’un navire de croisière, où une équipe médicale a pris ses soins en charge. L’équipe du Mat 1 Mercier-Provencher est immédiatement retournée sur le site du naufrage pour chercher d’autres survivants, mais elle n’en n’a trouvé aucun.

C’est pour cet acte de bravoure que le Mat 1 Mercier-Provencher et ses collègues ont reçu la mention élogieuse du commissaire adjoint de la Région de l’Ouest de la Garde côtière canadienne. Le Mat 1 Mercier-Provencher était reconnaissant de l’honneur reçu et fier d’avoir pu mettre en pratique l’entraînement reçu pour s’acquitter de ses tâches. Grâce à son intervention et à celle des membres de son équipe, un homme a survécu et il a pu être réuni avec sa famille.