Une semaine de relâche pas comme les autres pour les réservistes de la Marine

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Nouvelles de la Marine / Le 3 avril 2017

Par le matelot de 1re classe Darcy Boucher

Nombreux sont ceux qui choisissent de passer leur semaine de relâche dans des îles tropicales et des États ensoleillés, mais certains réservistes de la Marine de partout au Canada ont décidé de prendre la mer.

Du 25 février au 12 mars 2017, 134 marins de 21 divisions de la Réserve navale ont passé une semaine pour les uns, deux semaines pour les autres à bord des navires de la classe Orca Wolf 59 et Grizzly 60. L’expédition a été réalisée en deux étapes d’une semaine dans les îles Gulf de la Colombie‑Britannique. Les réservistes ont visité les ports de la baie Patricia, de Ganges, de Gibson’s Landing, de Vancouver, de Nanaimo et de Bedwell avant de retourner à la Base des Forces canadiennes Esquimalt.  

Pendant une semaine, ces marins-citoyens ont eu amplement l’occasion de s’exercer afin de parfaire leurs compétences en matelotage, soit exactement la raison pour laquelle ces navires ont été conçus. Grâce à des exercices de maniement des lance‑amarres, à de nombreux exercices d’homme à la mer, à des exercices de contrôle des avaries et de lutte contre les incendies, et à des manœuvres d’approche exécutées chaque soir, les participants, tous groupes professionnels militaires confondus, ont été en mesure de mettre à l’épreuve leurs compétences et d'en acquérir de nouvelles.

Les cuisiniers ont appris comment assurer le service dans la cuisine d’un navire, cuisiner en mer et bien gérer leur temps. Pour ces réservistes qui venaient de divisions sans accès à la mer, cette tâche représentait tout un défi. Avant de préparer un repas, il fallait tenir compte des états de la mer et des périodes d’entraînement. Il était donc important de communiquer avec les hauts dirigeants. Il n’était pas envisageable de hacher les oignons au moment où le navire effectuait des virages prononcés, durant les exercices d’hommes à la mer ou les manœuvres d’officier de quart.

Les logisticiens ont eu l’occasion de coordonner les documents relatifs à la solde ainsi que les logements à terre et le transport malgré les désagréments causés par un accès limité au réseau informatique et à la téléphonie cellulaire en mer. L’équipage comprenait un mélange harmonieux de militaires du rang et d’officiers, et des occasions de leadership ont été offertes à tout le monde.

Dans son mot d’ouverture, le commandant du navire Wolf 59, le lieutenant de vaisseau Louis-Philippe Trudel, a énoncé ses trois priorités pour la première semaine de l’expédition, à savoir la sécurité, l’instruction et le plaisir. C’était la semaine de relâche après tout, et l’on a tenu compte de ces priorités pendant l’expédition. 

Le travail ardu et les longues heures n’ont pas empêché les participants de faire des blagues, de rigoler et de vivre des moments inoubliables. Selon le lieutenant de vaisseau Trudel, « il est absolument fantastique de voir ces marins passer leur semaine de relâche en mer afin de perfectionner leurs compétences. Ces navires sont la plateforme parfaite pour l’entraînement et les îles Gulf offrent un magnifique décor ».

Quand on navigue autour des îles Gulf, on découvre non seulement des paysages époustouflants, qui constituent un luxe pour de nombreux réservistes venant d’autres régions du Canada, mais aussi la beauté de la faune. Entre les baleines et les dauphins, et la pléthore d’espèces aviaires en mer, on avait l’impression d’être dans une émission de la série de Planète Terre (Planète Canada plutôt?). 

Au retour, les marins n’étaient pas bronzés comme leurs collègues et leurs pairs qui avaient opté pour des destinations ensoleillées certes, mais ils avaient dans leur bagage de nouvelles compétences, de nouvelles amitiés et des souvenirs qu'ils n'oublieraient probablement jamais.