Le maître de 1re classe Monika Quillan

Profil de marin / Le 2 décembre 2013

Quand le maître de 1re classe Monika Quillan est entré dans la Marine royale du Canada (MRC) il y a 21 ans, elle n'avait aucune idée qu'elle serait l'auteure de plusieurs premières pour une femme dans son GPM.

Le M 1 Quillan a immigré de Pologne à Brantford (Ontario) à 12 ans et s'est enrôlé dans les Forces armées canadiennes (FAC) dès sa sortie de l'école secondaire. Elle était la première femme à entamer le programme d'instruction en génie et en technologie maritimes, mais des réalisations encore plus grandes l'attendaient.

« Je me suis enrôlée sans avoir d'idée du métier que j'avais choisi, explique le M 1 Quillan. J'étais guidée par un recruteur des FAC, qui m'avait affirmé que mes forces en mathématiques et en physique me prédisposaient pour le génie. »

Depuis son arrivée dans la MRC, le M 1 Quillan a fondé une famille, a navigué sur les côtes Est et Ouest à bord de quatre navires, est partie en déploiement lors de deux missions de l'OTAN et a continué à progresser dans son métier. Récemment, elle a franchi la dernière et la plus difficile étape de son avancement professionnel en atteignant un autre jalon : elle est devenue la première femme à obtenir la certification de niveau 4 (CERT 4) de maître mécanicien de marine.

Tout au long de sa carrière, elle est restée modeste face à ses accomplissements. « C'est certainement significatif, déclare-t-elle, mais si je regarde mes pairs, je constate que d'autres ont fait ça avant moi, c'est juste que je suis la première femme. »

Pour obtenir cette certification, elle a dû suivre une année d’instruction et de contrôles rigoureux, après quoi elle est passée devant un comité d’examen. Le soutien de ses superviseurs lui ont été essentiels. « J'ai été bien encadrée, explique-t-elle. Personne ne vous envoie à l'école pour vous voir échouer. La préparation à la CERT 4 est la partie la plus intense du métier et on doit démontrer ses compétences à beaucoup de gens. »

En tant que maître régulateur du génie des systèmes de marine du NCSM Athabaskan, le M 1 Quillan fait partie intégrante du service du génie. Elle est notamment responsable de la supervision des systèmes principaux de propulsion, de la machinerie auxiliaire et secondaire et du personnel. Elle est l'une des trois femmes que compte le service.

Mais pour le M 1 Quillan, le travail ne s'arrête pas quand elle quitte le navire. Son rôle principal consiste à s'occuper de ses deux garçons de 10 et 15 ans. Elle et son mari sont militaires, ce qui rend encore plus difficile l'équilibre travail-famille.

« L'armée est très accommodante, explique-t-elle. Elle offre des congés parentaux et bien d'autres avantages qui nous donnent de la souplesse. C'est difficile quand on est en déploiement, mais mon mari m'encourage et comprend ce par quoi je passe comme membre des FAC. Alors, on s'en sort. »

Le M 1 Quillan réussit à équilibrer travail et vie privée grâce à un système de soutien solide, de la persévérance et de l’optimisme. « Quand on n’a pas peur de travailler dur et qu’on a l’esprit ouvert, tout est possible, affirme-t-elle. Tout le monde fait face à des obstacles; il faut juste trouver une façon de les surmonter. »