L’IMF Cape Breton prépare le NCSM Winnipeg en vue du RIMPAC 2020

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Nouvelles de la Marine / Le 23 juillet 2020

Par Peter Mallett

Tout le monde était sur le pont dernièrement à l’installation de maintenance de la flotte (IMF) Cape Breton, à Esquimalt (Colombie-Britannique), pour préparer le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Winnipeg pour l’exercice RIMPAC 2020.

Le personnel a pour but final d’amener la frégate de la classe Halifax à un état de préparation élevé d’ici la fin de juillet, à temps pour l’exercice militaire multinational qui se tiendra au large d’Hawaï.

Le processus a été plus exigeant que d’habitude, car le personnel civil et militaire a été ralenti par l’application de la distanciation physique et autres directives d’atténuation de la COVID-19.

L’horaire de travail a donc été exigeant sur les différentes plateformes, dépassant les 2500 heures de travail par semaine. L’équipage, l’IMF Cape Breton et le responsable technique de la flotte s’occupent actuellement de la préparation du navire pour sa sortie en mer.

Le bloc de travaux compte trois grands volets : l’entretien préventif, l’entretien correctif et les modifications techniques.

Une part de l’entretien préventif et correctif vise le système de soutien de l’approvisionnement en air à haute pression du navire pour les bouteilles de lancement des turbines, le système de lancement du groupe électrogène diesel et les flacons des tubes lance-torpilles.

Les nouvelles modifications techniques comprennent d’une part des systèmes et d’autre part des mises à niveau des hélicoptères CH-148 Cyclone, comme les dispositifs de navire en mouvement et l’éclairage du pont, et des réaménagements des hangars pour qu’ils puissent accueillir le matériel nécessaire à la prise en charge des aéronefs. Tous les travaux du bloc du Winnipeg sont essentiels à l’état de préparation opérationnelle du navire et à sa capacité de déploiement.

Geoff Michael, chef de l’équipe de gestion des projets de l’IMF, signale que la planification et l’exécution des travaux à bord du Winnipeg se déroulent de front.

Le temps étant compté, certains travaux ont dû débuter avant la période officielle prévue pour qu’on ait la certitude qu’ils soient terminés à temps.

M. Michael a souligné le fait que les précautions relatives à la COVID-19 ont compliqué la phase critique de la planification et les opérations de gestion des projets, car seuls les employés essentiels sont en mesure de travailler sur place. Cela signifie que la part du lion de la planification et de la gestion du projet se fait sur le mode virtuel. Les employés se partagent entre leurs devoirs familiaux et leurs engagements professionnels et ils ont muni leurs bureaux à la maison des logiciels nécessaires à l’atteinte de leurs objectifs de travail.

Pour bien maintenir le contact avec tous les intervenants, l’IMF recourt à des lignes de télécommunications et à l’infonuagique pour transmettre le plan de projet, établir le calendrier et faire état des progrès et des risques.

« J’ai été enchanté que nous puissions produire un bloc exécutable de travaux au terme de la période de planification de ce projet; ça n’a pas été une sinécure. Tous ceux qui ont pris part à ce processus ont de quoi en être fiers. »

Est venue s’ajouter au défi particulier posé à l’équipe de gestion du projet l’abrégement du processus normal de planification, qui dure 16 semaines pour la plupart des frégates, à huit semaines d’activité pour mettre le Winnipeg à l’eau.

M. Michael a partagé le travail de gestion avec le maître de 1re classe (M 1) Lee Richardson, officier des services du navire, en présence alternée sur les lieux de semaine en semaine.

« Dans mon cas, le télétravail a été une situation nouvelle, mais mes enfants sont grands et j’ai beaucoup de temps à consacrer, sans distractions, à ce projet », d’expliquer le M 1 Richardson.

M. Bruce Johnson, chef des projets d’essai de l’IMF, est un autre rouage essentiel du projet. De concert avec le bloc État de préparation technique de la flotte, il supervise les quelque 185 essais des équipements clés du navire auxquels il faut procéder tous les cinq ans dans le cadre du programme standard, à plusieurs niveaux, d’état de préparation de tous les bâtiments.

M. Michael, pour finir, estime que tout le personnel de l’IMF mérite des félicitations pour son excellent travail en équipe.

« L’IMF est connue pour sa prestation agile et souple de services de génie et de maintenance de qualité à la Marine royale canadienne et à ses flottes. J’ai constaté de mes yeux au cours de ce dernier projet qu’elle mérite sa renommée », signale-t-il. « J’ai le sentiment que pendant la pandémie, nous avons mis à l’épreuve et continué de démontrer notre détermination et notre résilience. »