Le 1er Groupe de la Force navale permanente de réaction de l’OTAN clôture l’exercice Dynamic Mongoose 21

Nouvelles de la Marine / Le 20 juillet 2021

Atlantique Nord - Le 1er Groupe de la Force navale permanente de réaction de l’OTAN (SNMG1), ainsi que son navire amiral, le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Halifax, et son équipage, ont récemment terminé leur participation à l’exercice Dynamic Mongoose 21 dans la mer de Norvège, le 9 juillet 2021.

Dynamic Mongoose 21 était un exercice d’interopérabilité en matière de guerre anti‑sous-marine (GASM) dirigé par l’OTAN, qui s’est déroulé du 28 juin au 9 juillet et dont la Norvège était le pays hôte. Son but était de mettre en pratique, de démontrer et de perfectionner la capacité de l’Alliance à s’adapter en permanence à un contexte de sécurité complexe et changeant dans le Grand Nord et l’Arctique, en renforçant la réactivité de l’OTAN face aux menaces sous-marines, en dissuadant toute agression éventuelle de la part d’adversaires potentiels et en rassurant les partenaires et les alliés.

La zone d’entraînement de l’exercice se trouvait dans la mer de Norvège, qui borde le passage Groenland – Islande - Royaume-Uni, un point de passage obligé naturel pour les marines et une route du large d’importance stratégique par laquelle on accède aux lignes de communication maritimes transatlantiques essentielles. Dynamic Mongoose 21 a aussi offert un entraînement aux opérations maritimes à haute intensité dans les conditions rigoureuses et particulières du milieu arctique. 

Au cours de l’exercice, les sous-marins participants se sont exercés à la guerre sous‑marine et à la guerre anti‑sous‑marine, tandis que les unités de surface et les aéronefs de patrouille maritime ont exécuté des missions navales de contrôle ou d’interdiction de l’espace maritime, en prévision des futures opérations de défense collective et de réponse aux crises.

La guerre anti‑sous‑marine, en particulier, exige une coordination complexe et étroite entre les navires de surface, les sous-marins, les hélicoptères maritimes et les avions de patrouille maritime pour trouver, suivre et, si nécessaire, neutraliser efficacement les sous-marins ennemis. Ainsi, chaque type de ressources a des capacités qui lui sont propres et qui complètent celles des autres. Par exemple, les navires de surface ont une longue endurance et peuvent accueillir des hélicoptères maritimes aptes à la lutte anti-sous-marine. Les avions de patrouille maritime à voilure fixe peuvent couvrir de longues distances et de vastes zones relativement rapidement, tandis que les sous-marins sont excellents pour les recherches et les poursuites secrètes.

« Les entraînements organisés régulièrement entre les alliés de l’OTAN et des forces navales permanentes multinationales comme le SNMG1 constituent un multiplicateur de force, car ils permettent de disposer d’une capacité entraînée de manière collective et hautement interopérable que l’OTAN pourrait déployer en toute confiance en réponse à une nouvelle crise ou à un nouveau conflit », a déclaré le commodore Bradley Peats, commandant du SNMG1, qui est un officier de la Marine royale canadienne. « L’exercice et la validation des capacités, des tactiques, des techniques et des procédures de guerre anti‑sous‑marine de chacun permettent à l’OTAN d’être mieux préparée à contrer et, si nécessaire, à vaincre une menace sous-marine. »

C’était la deuxième fois que le SNMG1 se trouvait en mer de Norvège ce semestre. Le SNMG1 avait mené diverses opérations et exercices d’entraînement à haute intensité avec la Marine royale norvégienne en février, notamment dans le cadre d’un exercice de groupe opérationnel et de l’exercice Dynamic Guard. Dynamic Mongoose 21 était le dernier exercice multinational interarmées de défense collective auquel a participé le SNMG1 ce semestre. Le navire amiral du SNMG1, le NCSM Halifax, retournera à son port d’attache du même nom au Canada et sera remplacé par le NCSM Fredericton au prochain semestre.