Profil du marin : Le matelot de 1re classe Jaime Jose Santisteban Bazan

Nouvelles de la Marine / Le 8 juin 2021

Le matelot de 1re classe (Mat 1) Jaime Jose Santisteban Bazan, opérateur de sonar, s’est joint à la Marine royale canadienne en 2016. Ses dauphins, qui signalent à tous qu’il est sous-marinier qualifié, lui ont été décernés en 2021.

Le Mat 1 Santisteban Bazan a pris la décision de passer des bâtiments de surface aux sous-marins alors qu’il était en mer, à bord du Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Vancouver.

« Un de mes collègues, ancien sous-marinier, a proposé de me faire visiter le NCSM Victoria » raconte-t-il. « Je me suis félicité d’avoir accepté son offre car ce que j’ai vu à bord m’a remis en mémoire les grands classiques du cinéma sur la guerre sous-marine. »

Cette journée à bord du Victoria, l’un des quatre sous-marins du Canada, l’a marqué à jamais.

« Ce qui a eu un impact durable, ce sont les trois membres de l’équipage dont j’ai fait la connaissance ce jour-là », se remémore-t-il. « Sûrs d’eux mais humbles, fiers mais amicaux, les sous-mariniers (de grades largement différents) que j’ai rencontrés ce jour-là discutaient avec animation des mérites d’une émission de télé par rapport à une autre. Je me suis joint à la conversation et il ne m’a pas fallu longtemps pour me rendre compte que leur détachement apparent est tout ce qu’on veut sauf du détachement quand leur panneau leur a transmis une alarme. L’un d’eux s’est approché de l’écran et a lu l’alarme à haute voix. De but en blanc, la conversation est devenue une analyse mécanique approfondie de ce que signifiait ce voyant lumineux pour eux et qui, pour moi, n’avait aucune espèce de sens. »

« Après avoir déterminé que le voyant n’annonçait pas une menace pour le sous-marin, ils ne lui ont plus porté attention et ont repris leur conversation, abordant cette fois la meilleure façon d’approcher un cerf lors d’une partie de chasse. À mes yeux, cet environnement détendu, soutenu par l’expérience d’un équipage bien formé, était à des lieues de ce que l’on trouve dans la flotte de surface. J’ai su tout de suite que je devais essayer de devenir sous-marinier. »

Aux yeux du Mat 1 Santisteban Bazan, la corrélation entre l’autorité d’une personne et la compétence dont elle fait montre constitue ce qu’il y a de vraiment bien dans le fait d’être sous-marinier.

« En mer, si vous êtes un subalterne motivé et diligent, vous vous trouvez rapidement responsable d’un système essentiel du sous-marin », explique-t-il. « Quand le sous-marin est à quai, vous ne vous ennuyez jamais une seconde, sous réserve de votre groupe professionnel, pour autant que vous ayez démontré votre fiabilité et que votre travail soit fait; on attend de vous que vous fassiez, de votre propre chef, ce qu’il faut faire. »

Une chose que le Mat 1 Santisteban Bazan emporte toujours quand il part de chez lui : un sac de bonbons qu’il dissimule soigneusement.

À ceux qui envisagent de faire carrière à bord des sous-marins, le Mat 1 Santisteban Bazan conseille de s’en remettre à leur instinct.

« Ne croyez pas le portrait que les marins de surface vous brosseront du programme des sous-marins. Ne croyez pas non plus le portrait que les sous-mariniers vous brosseront du programme des sous-marins », sourit-il. « Demandez à visiter le NCSM Victoria et observez les sous-mariniers dans leur élément. Quel que soit le groupe professionnel auquel vous appartenez, demandez à suivre un sous-marinier de votre groupe professionnel préféré. C’est ainsi que vous vous ferez l’image la plus juste de ce à quoi vous pouvez vous attendre si vous décidez de postuler à titre de sous-marinier. »