Des plongeurs canadiens s’entraînent dans des eaux glaciales

Style de vie - La vie en mer / Le 20 mai 2020

Par le lieutenant de vaisseau Éliane Trahan

Des plongeurs de la Marine royale canadienne ont participé à opération NANOOK-NUNALIVUT à Rankin Inlet, au Nunavut, du 2 au 18 mars 2020, en compagnie de plongeurs de la Finlande, de la France et de la Belgique.

« La tenue d’opérations de plongée dans l’Arctique à des températures inférieures à -50 degrés Celsius pose de nombreux défis particuliers liés principalement à la température de l’équipement et aux difficultés relatives au gel de ce dernier », a déclaré le lieutenant de vaisseau Kristopher Hicks, officier responsable de l’équipe de plongée et officier plongeur-démineur à l’Unité de plongée de la flotte (Atlantique).

La présence de l’équipe de plongée à Rankin Inlet lui a permis de réévaluer ses procédures, de faire des essais avec l’équipement et de prouver leur capacité à plonger et à mener des opérations de récupération légères dans un environnement difficile et impitoyable.

« De multiples variables et mesures d’atténuation supplémentaires doivent être étudiées avec soin pour veiller à la réussite des opérations », a indiqué le Ltv Hicks.

Les plongeurs ont perfectionné leurs compétences sous la glace grâce à deux technologies différentes : le système de plongée non autonome ultraléger et l’appareil respiratoire à air comprimé pour la plongée sous la glace doté d’un système de communication et de vidéo.

Le village inuit de Rankin Inlet compte environ 2 000 habitants et est l’une des plus importantes agglomérations du Nord canadien. Rankin Inlet, appelée Kangiqtiniq (« bras de mer profond », en inuktitut), est une plaque tournante pour la région, car tous les vols vers la région de Kivalliq passent par l’aéroport achalandé de la communauté. Les gens de cette localité sont fort accueillants et ils sont fiers de présenter leur culture et leurs traditions, dont beaucoup s’expriment sous forme d’art dans les galeries locales.

L’Arctique est de plus en plus accessible en raison des changements climatiques et de nouvelles technologies, ce qui fait augmenter le trafic. Cette augmentation, bien que positive pour les collectivités, engendre également de nouveaux risques en matière de sûreté. Le Canada doit donc être prêt à mener des opérations de recherche et de sauvetage et à réagir aux catastrophes dans la région.

Des opérations comme NANOOK-NUNALIVUT démontrent la présence et les capacités des Forces armées canadiennes dans l’Arctique et améliorent la disponibilité opérationnelle dans la région. C’est aussi une occasion de collaborer avec des partenaires canadiens dans le Nord.

Pour plus d’informations sur l’opération NANOOK-NUNALIVUT 2020 et pour voir des images des militaires dans le feu de l’action, visitez la page officielle de la Force opérationnelle interarmées (Nord) et la galerie d’images de la Caméra de combat des Forces canadiennes.